Le Side-Imaging et le Side-Scan, des technologies magiques accessibles à tous une fois leur fonctionnement compris!
Une petite intro :
Alors voilà, depuis quelques années maintenant, Humminbird à comme qui dirait « révolutionné » le monde du sondeur dans le nautique, avec l’arrivée du Side Imaging. Le terme imaging est tout à fait approprié à cette technologie, puis-ce que le sondeur procure réellement l’équivalent d’une « photo » du fond de la mer…
Mais voilà, s’il est vrai que certaines choses sont parfaitement visibles lors de la lecture du Side-imaging, comme par exemple une épave. D’autres structures peuvent souvent être nettement plus difficiles à distinguer et il n’est pas rare de rater de superbes spots à cause d’une mauvaise interprétation de la lecture du Side imaging.
Je vais donc tenter de vous expliquer, au mieux, comment bien se servir de cette nouvelle technologie.
Premièrement, intéressons nous au matériel concerné :
Aujourd’hui la technologie la plus connue n’est autre que le Side imaging de chez Humminbird, cependant, Navicom n’est plus le seul sur le marché à proposer cette technologie. Ainsi Lowrance propose également sur une de ses gammes, un équivalant appelé Side-Scan!
Pour ma part, les deux technologies se valent, je possède du matériel Humminbird, j’ai eu l’occasion d’utiliser le matériel Lowrance et l’interprétation est la même sur les deux combinés.
Mais alors lequel choisir?
Outre la question de préférence d’une marque ou d’une autre, le choix du matériel peut aussi être une question de budget. Je ne ferais pas de commentaire sur telle ou telle marque, chacune à ses avantages et ses inconvénients.
Les combinés disponibles sur le marché :
Chez Navicom :
Humminbird 798 CI HD SI :
Prix : à partir de 1350 €
Humminbird 898 C SI :
Prix : à partir de 2050€
Humminbird 998C SI :
Prix : à partir de 2500€
Humminbird 1198C SI :
Prix : à partir de 3200€
L’ensemble de la gamme Side Imaging se ressemble, l’ensemble des combinés sont d’ailleurs dans l’ensemble identiques, l’interface mécanique (bouton) reste la même d’un sondeur à l’autre et l’interface graphique évolue peu selon la taille des écrans, qui restent la principale différence entre chaque combiné.
Caractéristiques disponibles sur leur site : www.humminbird.com
Chez Lowrance maintenant :
Chez Lowrance, c’est un peu différent, il s’agit en effet d’un module, composé d’un boitier et d’une sonde, qui vient se rajouter sur leur combiné HDS. Il faudra donc prévoir l’achat du module, plus l’achat d’un combiné HDS.
Le module Structure Scan LSS-1 :
Prix : à partir de 700€
HDS-5m :
Prix : à partir de 650€ + 700€ de module soit un combo à partir de 1350 €
HDS-7m :
Prix : à partir de 1300€ + 700€ de module soit un combo à partir de 2000 €
HDS-8m :
Prix : à partir de 2200€ + 700€ de module soit un combo à partir de 2900 €
HDS-10m :
Prix : à partir de 2900€ + 700€ de module soit un combo à partir de 3600 €
Caractéristiques disponibles sur leur site : www.lowrance.fr
Voilà, maintenant que le matériel est présenté, avant de parler de la lecture même de l’image, je pense qu’il est très important de s’attarder sur un point critique de cette technologie, la sonde…
En effet, ce n’est pas la constitution de la sonde qui nous intéresse, mais son positionnement. Problème auquel nous ne pensons généralement qu’après l’achat de l’engin…
La sonde :
En effet, comme son nom l’indique, la technologie est appelée Side, elle sonde donc sur les côtés du bateau… La majorité des sondes aujourd’hui sont de type « Tableau arrière » Seulement pour le Side imaging, cela n’est pas forcément pratique. Comme nous le voyons sur ce schéma, l’onde est envoyée sur les bords du bateau :
Seulement, pour que cela marche, il ne doit pas y avoir d’obstacle sur la périphérie. Ainsi le moteur gêne souvent ce type de sonde, rendant impossible le sondage d’un côté du bateau comme on peut le voir sur mon schéma précédent.
Il existe plusieurs possibilités pour palier à cela :
- la première, l’achat d’une sonde traversante, il s’agit d’une sonde positionnée sous le bateau par perçage de la coque. C’est encore la solution la plus efficace mais elle présente deux inconvénients :
Premièrement le prix, comptez 200 euro supplémentaires lors de l’achat du combiné pour l’option sonde traversante.
Le second problème, l’installation de celle-ci, le perçage de la coque n’est pas toujours des plus aisés.
- La deuxième solution : La double sonde de tableau arrière, à l’aide d’un boitier de mixage comme celui-ci :
Il est alors possible de brancher deux sondes sur un seul combiné (ainsi que deux combinés sur la même sonde au passage) Et donc, en positionnant deux sondes sur le tableau arrière, chaque sonde est en mesure de sonder un côté du bateau. Cette solution à pour inconvénient un fort investissement supplémentaire, l’achat d’une sonde et du boitier.
En revanche, cette solution s’avérera être la solution idéale pour les personnes achetant directement deux combinés pour son bateau. L’investissement dans le boitier de mixage sera nécessaire et plus rentable qu’une sonde traversante.
- La troisième solution, uniquement pour les moteurs électriques :
Des sondes spéciales bas moteur électrique, comptez 200 à 300€ la sonde.
- La quatrième solution : un support quelconque pour positionner la sonde ailleurs sur le bateau, peu pratique surtout lors de la navigation.
- La cinquième solution, pour le kayak : sur le principe de ce kit Humminbird pour les sondeurs classiques :
Fixer la sonde au silicone au fond du kayak, le silicone conduisant parfaitement les ondes.
Il faudra cependant bien recouvrir la sonde pour que le Side imaging soit fonctionnel.
- Dernière solution : positionner la sonde sur le tableau arrière, de sorte que celle-ci sonde sous le moteur :
Cette solution est efficace, je l’ai mise en œuvre sur mon bateau, elle a cependant un léger défaut, la forte circulation d’eau au niveau du moteur créer une légère déperdition de signal sur le côté concerné du Side-imaging. Déperdition qui reste cependant tout à fait acceptable.
Voilà, maintenant vous êtes au courant des futures embuches que vous rencontrerez.
Passons maintenant à la lecture du Side-imaging/ Side-scan :
Tout d’abord, quelques rappels et un peu de « physique » ; tout le monde connait les superbes images d’épaves vue au Side-imaging qui circulent sur internet, mais tout le monde n’est pas capable de distinguer certains détails sur ces épaves. Pour comprendre la lecture du Side imaging, j’utiliserais des exemples à travers des photos, c’est toujours plus simple en application qu’en abstrait. Mais avant tout, il est important de comprendre le fonctionnement du Side imaging :
Tout d’abord, l’image que l’on obtient sur le combiné, est en 2D, cependant nous recherchons des structures qui elles sont en 3D. Pour comprend la représentation « à plat » de ces structures, intéressons nous à ce qui se passe sous le bateau :
Notre sonde, émet des ondes, passant tel un rideau sur le fond, le retour de chaque onde permet ainsi, une fois assemblée de « cartographier le fond » il est donc bien évident, que le Side imaging à l’arrêt, c’est inutile.
De même je vais casser un mythe, le side imaging ne permet pas, en soit de « voir » le poisson. Lorsque les poissons se déplacent en banc, et qu’ils sont décollés du fond, on peut les distinguer, mais de façon générale, vous ne verrez pas un poisson isolé collé au fond, ou même entre deux eaux. Le Side imaging permettra donc plutôt la connaissance du fond, et ainsi de pêcher les zones les plus intéressantes.
I L’ombre en side imaging :
Le premier et principal élément à comprendre pour bien lire et maitriser son sondeur, est le principe de l’ombre! C’est grâce à elle que nous pourrons distinguer le relief sur les images obtenues.
Mais alors, une « ombre » avec un sondeur me direz-vous? Qu’est ce que c’est que ce baratin, nous venons pourtant de dire qu’il ne s’agissait pas d’une vraie photo alors comment une ombre peut elle apparaitre si nous ne prenons pas de photo avec la lumière…
En réalité, l’interprétation est simple, la lumière fonctionne comme l’onde de la sonde, lorsqu’elle rencontre un obstacle elle est réfléchie, ne traversant pas l’objet. Il se forme alors une ombre derrière cet objet. De la même façon, lorsque les ondes émises par le sondeur rencontrent un obstacle, celles-ci sont réfléchies. Puis-ce-que toutes les ondes sont émises du même point de fuite, il se forme derrière l’obstacle une zone qui ne peut être atteinte par les ondes. On parle alors de zones d’ombre. Cette zone d’ombre sera alors restituée sur l’image par une ombre, une zone noire dans laquelle n’apparait aucune des structures présente dans cette zone.
En image cela donne :
Mais alors me direz vous, les zones d’ombre sont des pertes de données pouvant masquer des structures également intéressantes? Certes cela est vrai il est d’ailleurs intéressant lors d’un repérage d’attaquer la structure observer sous plusieurs angles.
Mais les zones d’ombre ne sont pas seulement des pertes de données, elles sont surtout elles même des données très précieuses caractérisant les hauteurs du fond. En effet, comme nous l’avons dit elles se forment suite à la rencontre de la structure en relief située au fond. Sur l’image précédente sans l’ombre on ne distinguerait en aucun cas la remontée du fond, en effet, plus une ombre sera grande, plus cela signifiera que l’objet est grand par rapport au fond, ainsi grâce aux ombres on pourra distinguer la hauteur des différentes structures situées sur le fond.
Les ombres nous indiquent également d’autres éléments comme la position des structures flottantes entre deux eaux. En effet, lorsque d’une roche surmonte le fond, l’ombre formée sur la photo aura pour base de départ la roche. En revanche, si l’objet est situé entre deux eaux, l’ombre sera projetée plus loin sur l’image, et elle donnera en plus un grand nombre de détails sur l’objet en question.
Voilà, maintenant, vous le savez, l’ombre permet d’exprimer le relief sur les images.
Entamons les études de cas par image :
Exemple en image :
Cas N°1 ; Entre deux eaux :
On distingue ici une masse, sa position nous dit déjà qu’elle est située entre deux eaux. A première vue on ne distingue pas quel est cet ONNI (Objet Nageant Non identifié)
Comme je viens de l’expliquer, lorsqu’un objet nage entre deux eaux, le passage du side imaging formera une ombre projetée sur le fond. Cette ombre sera éloignée de l’objet en question et nous permettra de distinguer de nombreux détails :
On constate d’ailleurs immédiatement qu’il s’agit d’un plongeur
Ainsi en regardant l’ombre sur l’image, on constate immédiatement qu’il s’agit d’un plongeur :
Cette fois-ci, nous avons à faire à un arbre, on distingue parfaitement la branche, qui semble à première vue posée au fond :
Et pourtant, sur le même principe que l’exemple précédent, lorsque l’on observe l’ombre, le fait que celle-ci soit déportée et ne démarre pas à la base de l’objet nous indique que cette branche n’est non pas pausée au fond mais dressée entre deux eaux.
Cas N°2 : Les cas les plus équivoques cachent leurs jeux :
Nous avons à faire ici à une épave, à première vue, rien de bien difficile, pourtant cette image est bien plus compliquée que l’on ne peut le penser :
Tout d’abord avec un peu d’attention, on constate que l’épave forme un arc de cercle. Cela signifie que le bateau n’est pas passé parallèlement à l’épave, mais l’a partiellement contourné lors de son passage.
De plus cet arc de cercle provoque une illusion qui peut amener à se faire une fausse idée du positionnement de l’épave, en effet cette épave située à bâbord du bateau, semble à première vue avoir son pont tourné vers le large, en réalité cette épave est couchée sur la droite, avec son pont orienté vers le bateau en question! La preuve en image.
Si le pont de l’épave était tourné vers le large, comme on le voit sur la représentation suivante, c’est la coque qui réfléchirait les ondes, ainsi le pont de cette épave serait situé dans la zone d’ombre et ne serait pas visible sur le sondeur.
Le fait que celle-ci soit parfaitement apparente signifie que le pont de l’épave est orienté vers le bateau en question.
Ensuite, à première vue, le pont de cette épave semble être « plat ». Et pourtant lorsque l’on observe attentivement l’ombre, on constate que non. Le pont de cette épave est constitué de plusieurs « niveaux », on constate la présence d’une cabine arrière, d’un mat/cheminée.
Voila, vous savez désormais lire le side imaging et vous devriez pouvoir, avec un peu d’imagination, interpréter les images obtenues sur vos combinés.
Quelques sites avec des exemples assez parlant pour s’entrainer :
http://www.stripersonline.com/t/568077/does-humminbird-side-imaging-3d-really-work
http://www.captainoj.com/pages/Les_sondeurs_Humminbird_le_side_imagin_1197c-413699.html
Quand à l’avenir du side imaging, elle semble plutôt prometteuse, avec l’arrivée du 360 Imaging de Humminbird! Qui n’est autre qu’une simple sonde, montée sur moteur pour scanner, à l’arrêt, autour du bateau.
Plus de renseignement sur http://www.humminbird.com/360Imaging/
La sortie de l’engin est prévue pour Aout 2012, pas encore de prix annoncé, il sera compatible avec les 898c, 998c, 1198c et les derniers modèles de 798ci (les HD). Donc peut être à septembre 2012 pour vous présenter cette nouvelle technologie!
Images 3D de ma création.
Kevin — kdj2
On en parle sur le forum http://freestyle-fishing.com/forum/viewtopic.php?pid=182172#p182172










































Personnalité attachante du monde de la pêche Arnaud n’est seulement un excellent guide, il est également un fervent défenseur de la ressource et un photographe de talent
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