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Billets libellés exo

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La pêche « exo » pour les débutants par Gégé – Partie 2

déc14
2011
Par Olivier_BE

Cette semaine, nous allons parler matos!

Les cannes, moulinets et autres bas de lignes utilisés en pêche « exotique »… Pour ceux qui ont loupé la première partie de l’artile, ça se passait ici.

Bonne lecture ;)

LE MATOS UTILISE

LES CANNES:

A part pour pêcher en light on utilise en principe des cannes de 80 à 130Lb capables pour certaines de balancer du très lourd et de supporter des freins extrêmes pouvant dépasser les 15k. à condition bien entendu dans ces cas là d’avoir le profil d’un déménageur de piano.

Le matos en exo, il prend cher ;) Gégé en plein combat, molets crispés et pamplemousses à rude épreuve!

 

Les longueurs généralement utilisées se situent entre 7pieds 6 et 8p9 soit environ 2.30m à 2.70 et comme dans toutes les pêches plus elle est longue (la canne bande de voyous) plus elle est crevante en combat, un avantage que je vois à la canne longue indépendamment de la distance de lancer un peu meilleure, ce qui n’est pas toujours évident car plus la canne est longue plus la vitesse d’exécution sera ralentie ou moins rapide si vous préférez, ce qui ne favorise pas les distances de lancer, l’avantage, c’est que lorsque le fish a tendance à vouloir passer sous le bateau, quand le skipper ne fait pas son boulot ce qui arrive souvent et que le pont du bateau est un peu haut, on est parfois bien content d’avoir une canne un peu longue, il en est de même lorsqu’on se retrouve à l’arrière du bateau équipé de 2 moteurs.

Les cannes pour pêcher en très lourd dépassent rarement les 8 pieds.

Djibouti : carangue au bateau...

 

Pour les cannes on parle souvent de PE Line , 50, 60, 80, 100 etc, il s’agit clairement de la puissance de combat qui détermine le réglage de frein à adapter. Sur une  100Lb on peut flirter avec les 13/15k. de frein.

En théorie, il serait bon de pêcher avec 2 cannes, une spécialisée popper et une plutôt faite pour animer les Stickbaits, cette dernière ayant une action un peu différente de celle qui sert à popper.

LES MOULINETS:

Pour pêcher en mi-lourd et lourd, je dirais à partir de 80Lb (freins à 10k. mini en sortie de canne), ils sont bien connus, on parle ici des Saltiga Dogfight ou 6000Gt lequel avec sa bobine standard ramène 128 Cm au tour de manivelle mais dans les 142 avec une bobine d’EXP.

Les Stella 10000FA sont  indiqués pour ce genre de sport (119 Cm/T.) et avec une bobine de 20000 il pédale encore bien plus vite, idem Saltiga, ils sont remplacés aujourd’hui par les 10000 et 18000, lesquels d’ailleurs ne remplacent pas nécessairement d’une manière avantageuse l’ancienne gamme, que ce soit sur les modèles Japonais ou ceux que l’on trouve ailleurs, il y a quelques retours qui prouvent qu’ils ne sont pas fiables à 100%.

Les new Saltiga 6000, 6500 et 6500H sont arrivés en France, ces p’tits cons ont une sacrée belle gueule avec un pricing qui va avec.

L’Accurate Twin Spin 30, il est un peu un 4×4 qui n’est pas à l’abri comme les autres d’incidents et il est lourd, son gros avantage se situe au niveau du frein, l’entretien n’est pas aisé pas aisé semble t-il.

Pour pêcher en light avec des freins qui sont de l’ordre de 6 à 8k. en sortie de canne, le choix est bien plus vaste que ce soit chez Daiwa et Shimano, Capricorn 4500j, Catalina 4500, Saltiga 4500, Twinpower, Stella 8000 etc.

Réglages des freins

L’idéal est de le faire avec un peson pour être plus précis, ce réglage se fait soit en sortie de moulinet, soit en sortie de canne, si vous le faites en sortie de moulinet, la valeur mesurée en sortie de canne à 45° augmentera d’environ 15 à 20% suivant les moulinets et les cannes, en principe les Daiwa ont des freins un peu plus rugueux que les Shimano, ils ont plus de crête ou PIC, cela ne semble plus être le cas pour la nouvelle génération.

Pic du moulinet

Il faut savoir qu’un frein ne se déclenche jamais à la valeur de réglage, mais à une valeur bien supérieure, laquelle suivant les marques peut dépasser 50%, d’ailleurs les tests que j’avais effectués à une certaine époque pour le vérifier avec un peson à mémoire m’avaient valu de très grosses douleurs aux côtes pendant plus d’un mois, mais là, ça n’est pas la peine de rigoler et je ne vous dirai pas quelle connerie j’avais fait avec un frein réglé à 19/20Lb.

Cela veut dire qu’à chaque touche de fishs et à chaque rush, par rapport à un réglage de base de 10k. par exemple, la tresse, la canne et le pêcheur peuvent prendre dans les 15k un court instant avec peu de fil dehors et avec 60m. ou plus, cette valeur augmente encore.

Un doublé sur un popper :)

 

Les TRESSES

On trouve beaucoup de références aujourd’hui, peut-être un peu trop de nature à noyer le pêcheur si je peux dire, elle est bonne celle-là, certains préfèrent celles en fibres Spectra, d’autres en Dyneema.

On parle souvent de PE pour les tresses et cette fois il s’agit de la résistance à la rupture, pour un même PE, elle peut être très variable, une Varivas PE8 fera 100Lb, tandis qu’une Varivas PE8 SMP en fera 120 et chez d’autres fabricants une PE8 pourra fort bien être une 90Lb.

En réalité plus que la résistance, le PE détermine un diamètre de tresse.

Peu de tresses respectent le diamètre annoncé par le fabricant.

LES BAS DE LIGNE

Alors là les amis on voit de tout, du plus simple au plus compliqué.

La plupart du temps l’acier 7×7 de 49 brins a été remplacé par le nylon ou le fluoro que perso. j’ai abandonné, je ne pêche plus qu’avec du nylon.

  • BDL courtsLongueur de 80 à 150 cm environ relié à la tresse soit par un nœud soit par un émerillon sans agrafe, sur la tresse le fameux BIMINI est souvent utilisé et là, les points de vue sont excessivement variables, il y a les adeptes des 12 torsades et d’autres en préconisent 20, 40 et même 70, j’en faisais 20/22 et j’ai réglé le problème en l’abandonnant suite à des casses à la touche inexpliquée avec des tresses neuves. Sur la longueur du bimini, les avis divergent également, on part de 80cm pour aller jusqu’à 3m, chacun sa tasse de thé, avant de l’avoir abandonné, j’ai essayé un Bimini de 3m. environ pour que l’index de lancer repose sur la double ligne pour pallier le risque de dégradation de la tresse quand on lance des leurres assez lourds 150g. et plus, 1 fois sur 3 un bruit bizarre capable de réveiller un ours en état d’hibernation se produisait au niveau des anneaux, exit le bimini, je l’ai remplacé par un bimini twist ( rien à voir avec le bimini) en doublant la tresse au niveau de l’émerillon sans agrafe, c’est du très solide et pfffff plus de casses, c’est curieux non.Certains  utilisent un BDL court de fort diamètre sleevé relié en loop to loop à la tresse, sur laquelle une chaussette d’environ 3m. est réalisée, les tresses creuses permettent cette pratique, c’est un poil long à faire, sur un bateau, c’est impensable.

 

  • BDL longsEn toute franchise je ne sais pas comment certains sont réalisés, mais pour avoir vu une vidéo sur le sujet, j’en ai attrapé des bouffées de chaleur

 

1ère solution

Long nylon de l’ordre de 3m. relié à la tresse par un nœud genre Mid knot, FG Knot, Sebile Knot etc

J’ai une telle trouille de voir un anneau partir avec le leurre que je n’utilise pas cette solution qui aurait le mérite de protéger la tresse quand un fish malicieux souhaite avoir une relation amoureuse avec une patate de corail ou un rocher, quels enfoirés ces fishs.

2ième solution

Long nylon doublé et vrillé relié soit directement au leurre, soit par l’intermédiaire d’un bout de simple nylon de 300 ou 400 Lb, sur la technique de fabrication, je n’en sais pas plus à part celle vu sur une vidéo mais à tort ou à raison, je ne me vois pas refaire un montage comme celui-là sur un bateau en cas de besoin et lorsqu’on est excité comme des puces quand il y a de l’activité dans l’eau.

Le fameux leurre DSK... :D

 

Profil de mes BDL

Longueur 150cm en nylon, du côté du leurre, un Ring Grommet, nœud au tube sur ce ring, anneau brisé de 250/300 Lb pour le lourd, une bonne pince, j’aime bien la PAFEX et la HPA et le tour est joué, à la place du Ring Grommet on peut fort bien mettre un émerillon sans agrafe ou même un simple anneau soudé.

Concernant les nylons, j’aime le Fisherman et le Varivas, ils sont souples et permettent de faire des nœuds au tube la pipe à la bouche, je ne dépasse jamais les 200Lb, sauf cette année où j’ai voulu mettre du varivas en 300Lb pour aller à Oman, je l’ai regretté, selon moi, ça n’apporte rien, quand on casse sur une patate, c’est au niveau de la tresse, bon OK un BDL éraflé est plus souvent à changer en 170/200 qu’en 300, mais ça n’est pas un avantage déterminant à mon avissss.

ARMEMENT des LEURRES

Gros Poppers

Pour les GT, j’ai un gros faible pour un seul armement, celui qui consiste à mettre un seul gros triple en queue de leurre, du Genre Decoy en 8 ou 10/0 ou GT Recorder en 7/0, de cette manière plus de fishs abimés par le second triple baladeur, perso je prends 97% de mes GT par le triple de queue.

Pour les fishs qui on tendance à attaquer la tête de leurre comme les Carpes rouges, la mise en place en tête de leurre d’un hameçon du genre Fisherman en 13/0 ou Kudako en 7/0 semble être une bonne solution.

Cubera armé - Nomad

 

Chez Nomad en Australie, les triples sont interdits, ils sont remplacés par des hameçons, pour en avoir bien discuté avec mon GOUROU Eric le Guyader, j’en ai tiré la conclusion que ce système était valable quand il y avait une forte concentration de fishs dans la zone, 1 fish de perdu, 10 de retrouvés, c’est les cas sur les reefs australiens et aux Seychelles à Cosmoledo ou à Farquhar, sur les autres spots moins fréquentés rien ne vaut un bon vieux triple.

Les Stickbaits

Un double armement est impératif pour bien équilibrer le leurre et favoriser sa nage, perso. je préfère mettre le plus gros triple en ventral.

Les TRIPLES

Les Owners sont célèbres pour la pêche exo, de taille 5/0 maxi, ST66 et ST76 bien plus forts de fer, des 66 en 5/0, j’en ai ouvert un paquet aux Andaman, depuis out les 66 et les 76 je ne les aime pas (cela n’engage que moi), je leur préfère les Decoy qui sont difficiles à trouver et qui ont un pricing qui donne chaud, je vais tester les Gamakatsu GT Recorder qui ont une bonne réputation et des prix plus raisonnables (1D = 2 G)

Pour les triples : du costeau uniquement!

 

Pour le light, les Owner en 2 ou 3/0 vont très bien.

Au fait, ardillons ou pas ardillons sur les triples

En voilà une question qu’elle est bonne, je suis partisan du non ardillon, décroche bien plus facile, quand on a un triple dans le panard comme je l’ai vu à Madagascar, j’aime autant vous dire qu’avec des ardillons ça complique sérieusement la chose pour l’enlever, surtout quand le pied d’un Malgache est aussi hard qu’une corne de Zébu.

Perso., je n’ai pas constaté plus de décroches avec des triples sans ardillons, bien entendu un mou dans la ligne est interdit.

QUELQUES LEURRES

J’ai un faible certain pour la gamme Orion d’Eric, d’ailleurs son site est vraiment TOP et quand je regarde le nombre de leurres Orion que j’ai, je prends peur,  mais il y a d’autres bons leurres, les Surface Bull, les Halco Roosta, les Dumbel Pop, les Smith Runboh, les Heru Cubera,  pour ceux que je connais, la gamme est très vaste à ce niveau, le poids des leurres va en gros de 40 à 220g. non armés.

Quelques leurres HS...

 

A Oman j’ai essayé la gamme T’B Lures de Thierry Breysse, peu pêché en light avec ses poppers, par contre les Stickbaits de 130g sont merveilleux.

TB Lure par Thierry Bresse, du grand art!

 

Pour info. mon matos exo. pour le lancer est le suivant :

CANNES :

Zénaq

Défi HH 30Lb ancienne génération

Défi Muthos 96HH 50Lb

Fokeeto 83-5 70Lb

Smith

Keyolhu 100Lb

74PG 50Lb

Carpenter

Long Reef 88 , 80 Lb

Long Reef 89 LDC en 80Lb

Coral Viper 80Lb

Fisherman

TRSH  dans les 110lb

Tenryu

Furrary Racing

Je préfère ne pas citer mes 1ères cannes exo.

MOULINETS, les principaux :

Capricorn 4500J

Saltist

Catalina H

Saltiga 6000Gt

Stella 16000F, vieux moulinet mais quand on remplace les rondelles de frein en feutre par du carbontex, ce moulinet reprend une sacrée bouffée d’oxygène

Stella 10000fa

Voilà en quelques lignes ce que je pouvais dire sur le sujet, avec mes 2 doigts magiques qui courent sur un clavier aussi rapidement qu’un guépard au ventre vide, j’ai mis au moins 5mn à écrire ce texte. :D

J’espère ne pas avoir raconté n’importe quoi et avoir intéressé quelques disciples de St Pierre, je vous l’assure, la pêche de surface c’est vraiment jouissif et malgré mes 70 berges, j’espère bien pouvoir la pratiquer encore longtemps.

En guise de conclusion .

Je dirais que la pêche exo. devrait être une pêche de passion et d’HUMILITé, il y a des jours où vous êtes le roi du pétrole et où vos potes de pêche prennent une pâtée, mais il y a des jours où c’est vous qui en prenez une, bien entendu ces jours là sont exceptionnels :D :D

Panama, mai 2010

 

La chance a voulu que des pâtées, je n’en ai pris qu’une, c’était aux Maldives, excellente pêche pour mézigue dans la semaine SAUF la dernière demi-journée, un vendredi A.M., mes potes me prennent environ 14GT sous le nez et Moi, même pas un suivi, même pas une fausse attaque, rien, que dalle, j’aurais bouffé mes Orion et bien volontiers balancer mes potes à la flotte mais il y avait du lourd voir du très lourd sur le boat, c’était en 2002, je m’en souviens encore comme si c’était hier, enfoirés de fishs et de potes.

J’espère que pour les débutants en pêche Exo. ou pour ceux qui songent à faire un trip en pays lointains cet exercice n’aura pas été inutile et il est dommage que je ne sache pas mettre de vidéos, parce que j’en ai des Seychelles et de Nouvelle-Calédonie qui m’empêchent de dormir assez souvent, j’en ai également de mon pote le Belge, mon cameraman lors de nos trips dont je n’ai pas honte du tout, normal, j’y suis. Ah ! le p’tit con de Gégé

MES REMERCIEMENTS

Ils vont aller à l’administrateur et aux modos de ce forum, je viens d’apprendre qu’ils avaient pris la décision de m’offrir pour mon Noël un Saltiga 6500H avec 4 bobines.

J’ai la larme facile les amis et quand j’ai appris cette nouvelle mes yeux ressemblent d’assez près à la fontaine de Vaucluse

J’avais bien dit que j’étais parfois un brin enfoiré Ah ! Ah !

Gérard Sacco alias Gégé sur le forum.

De Pierre Clostermann

« Saint Pierre, accorde-moi d’enfin prendre des poissons si grands que la tentation de mentir en les décrivant me soit à tout jamais épargnée car je ne suis qu’un pauvre pêcheur »

[On en parle sur le forum]

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La pêche « exo » pour les débutants par Gégé – Partie 1

déc07
2011
Par Olivier_BE

PRéAMBULE

Voici un petit article relatif aux pêches « Exo » au lancer destiné à sensibiliser ceux qui pourraient s’intéresser à cette forme de pêche et qui n’en connaissent ni les tenants ni les aboutissants, c’est un régal pour moi que de parler d’une passion qui me rend dingue.

Bien entendu ces quelques lignes ne concernent pas les Kings de cette technique qui en savent certainement plus que moi sur le sujet. ;)

Oman, une GT de 53 Kg prise au Fraser

 

La pêche de surface est pour moi la REINE des pêches parce qu’on voit le poisson attaquer le leurre et rien que la vision de cette attaque fait grimper le palpitant dans les tours à vitesse grand V.Mais bien entendu, l’essentiel à la pêche est de prendre son pied et chacun le prendra avec la technique qui lui convient.

Avis : Cet article est rédigé par un fou ou un barge de la pêche Exo. si vous préférez, mais pour le moment, je ne suis pas encore enfermé… ;)

Je tiens à préciser que les marques citées sont celles avec lesquelles je pêche, je ne regrette pas ces choix, bien au contraire, mais je n’ai pas la prétention de dire que se sont les meilleures de ce qu’on trouve actuellement soit à l’étranger, soit en France.

PRINCIPE DE LA TECHNIQUE

Il s’agit d’envoyer le plus loin possible un leurre de surface fait de bois ou de résine et de l’animer de différentes façons en fonction du poisson recherché et du type de leurre utilisé.

Gégé en pleine satellisation de popper ;o)

 

Ils sont multiples, plusieurs espèces sont concernées, en tête de liste je placerai la fameuse Carangue IGNOBILIS ou GT, laquelle à elle seule fait gamberger plus d’un pêcheur, il y a aussi la Carpe Rouge de l’océan indien et le Cubera Dienton du pacifique, le fameux Pez Gallo ou poisson coq, les Mérous, les Truites de corail, les Thazards et Wahoos, les Thons jaunes ou YFT, le spectacle d’une chasse de thons au milieu de centaines de dauphins est hallucinant et rien que d’en parler j’en ai une bouffée de chaleur qui me vient, les Thons à dents de chien ou doggies se prennent plus rarement en surface, pourquoi pas les Sailfihs, les dorades Coryphènes, les Tarpons en Afrique de l’ouest et de Guyane peuvent s’intéresser à un leurre de surface ou qui travaille sous la pellicule, voilà pour l’essentiel.

LES POISSONS VISéS

Ils sont multiples, plusieurs espèces sont concernées, en tête de liste je placerai la fameuse Carangue IGNOBILIS ou GT, laquelle à elle seule fait gamberger plus d’un pêcheur, il y a aussi la Carpe Rouge de l’océan indien et le Cubera Dienton du pacifique, le fameux Pez Gallo ou poisson coq, les Mérous, les Truites de corail, les Thazards et Wahoos, les Thons jaunes ou YFT, le spectacle d’une chasse de thons au milieu de centaines de dauphins est hallucinant et rien que d’en parler j’en ai une bouffée de chaleur qui me vient, les Thons à dents de chien ou doggies se prennent plus rarement en surface, pourquoi pas les Sailfihs, les dorades Coryphènes, les Tarpons en Afrique de l’ouest et de Guyane peuvent s’intéresser à un leurre de surface ou qui travaille sous la pellicule, voilà pour l’essentiel.

Gabon : Doublé de rouge au popper

 

 

LES DIFFéRENTS LEURRES

Les principaux leurres de surface que l’on utilise sont de 3 catégories :

Les Poppers

Un Fraser de chez Orion qui a du vécu...

 

Il y en a de toutes les tailles et de tous les poids, du 13Cm pour pêcher en light au 20/25 pour les pêches plus fortes pour des poids allant de 40g. environ à 230g. non armé(+30 ou 40 selon armement)
On trouve essentiellement les Pops à petites têtes et ceux à grosses têtes, les premiers sont relativement discrets au niveau de l’effet Popping et provoquent en surface des gerbes limitées en intensité, en principe on les utilise sur les hauts fonds, les autres génèrent des gerbes impressionnantes et sont souvent utilisés lorsqu’il y a beaucoup d’eau pour raffûter les poissons de loin.Un Popper a grosse tête va avoir un diamètre de tête d’environ 4.5 à 5 cm, j’en connais à 6, c’est énorme.

Les Stick-baits

Certains travaillent sous la pellicule, d’autres en surface et certains plus en profondeur comme les JFP, ils sont globalement à utiliser sur des chasses et sur les hauts fonds pour les premiers et là où il peut y avoir plus d’eau pour les derniers, ils font parfois la différence quand les poissons boudent les Poppers.

Les Sliders

Leurres de surface qui ne travaillent ni comme les Pops ni comme les Sticks, se ramènent à fond la caisse en glissant sur l’eau, ils sont à utiliser sur les chasses et aux endroits où il n’y a pas trop d’eau, les YFT et les GT en raffolent.

Les Plugs

Ils sont assez peu utilisés en Exo sauf en Afrique de l’ouest, les fishs des lagunes gabonaises les aiment beaucoup et ils sont souvent plus efficaces que les poppers.

Toutefois le Plug Tropic Orion est super, aussi bien pour le Pacifique que pour l’océan indien, il est facile à animer.

COULEUR DES LEURRES

Très sincèrement au niveau des POPPERS, je pense que les fishs s’en moquent un peu, je n’en veux pour preuve que le fameux Surface Bull, un vieux leurre qu’il faut toujours avoir dans sa musette, qui se retrouve à poil de peinture après quelques poissons mais qui garde son efficacité. Les couleurs les plus fréquentes sont, fusilier, ventre blanc dos rose, vert ou bleu, les Surface Bull et autres Halco Roosta ont des couleurs qui feraient pâlir de jalousie n’importe quel peintre.

Quelques exemples de couleurs de la gamme Orion

 

Concernant les STICKBAITS, je n’en dirais pas autant, je pense que les couleurs ont leur importance, j’aime bien les roses et ceux à dos bleu ventre blanc.

L’ANIMATION

Elle est variable suivant le type de leurre.

Comme je l’évoquais les sliders se ramènent très rapidement, ils chaloupent un peu sur l’eau tout en glissant.

Les Sticks s’animent plutôt lentement en zig et zag, le célèbre WTD ou walking the dog.

Pour les Pops, c’est très différent puisque cette fois il s’agit de leur faire faire des gerbes d’eau.

Il y a deux techniques qui consistent soit  à donner des grands coups de cannes un peu comme si on ferrait un poisson en procédant parfois à des stop and go, les Dienton aiment beaucoup ce genre d’animation, soit en procédant à une récupération un peu plus linéaire et plus rapide.

En général, les poppers à petites têtes s’animent assez rapidement, ceux à grosses têtes beaucoup moins.

La plus crevante selon moi est l’animation canne sous le bras mais c’est aussi la plus efficace pour bien animer les poppers, surtout les gros, c’est un peu moins bien pour ferrer le poisson et sans 2 ou 3 ferrages très musclés les belles GT s’il s’agit d’elles resteront dans l’eau, c’est super pour le NO Kill mais un poil plus frustrant pour le pêcheur.

Popping : ce qu'il ne faut pas faire!

 

La moins fatigante est celle qui permet l’animation grâce à un baudrier, un peu moins efficace pour popper mais plus pour bien ferrer, mais tellement plus reposante. En Popping, patater du gros leurre est fatiguant mais bien l’animer l’est encore bien plus.

Dans tous les cas de figure lorsqu’on approche la zone des 30m. environ il est conseillé de mettre la canne sous le bras, faute de quoi on risque de voir le popper se transformer en poisson volant.

A Mada ceux qui poppent et combattent les fishs sans baudrier mais avec le talon de la canne placé entre les cuisses on les surnomme « les blancs aux couilles bleues » (j’ai oublié l’orthographe exacte de blanc en Malgache), j’ai vécu cette situation à Mada.

La vitesse de popping dépend du poisson recherché, en principe les GT aiment bien les vitesses un peu rapides sauf selon moi pour intéresser les grosses mémères avec des gros leurres dans beaucoup d’eau, il en est de même des Dienton.

Gabon - carangue au popper

 

Fin de la première partie. Dans la seconde partie, nous parlerons cannes, moulinets, tresses et autres… ;)

Gérard Sacco alias Gégé sur le forum.

[On en parle sur le forum]

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Récit de voyage par Kassumay

juil20
2011
Par Olivier_BE

Le 18 Mai, on y est, le départ tant attendu est là, départ de Marseille en fin d’après-midi en direction de Dakar via Casa.
Le 19 Mai, après une courte nuit chez l’ami Daniel (connu sur un autre forum), merci encore à lui et à sa charmante famille, vol tranquille pour Bissau. Les formalités sont inexistantes grâce au réceptif sur place, c’est du passage VIP.
Le 20/05, Gilles de Kasa Afrikana m’a appelé la veille au soir pour me proposer l’envoi d’un bateau pour le transfert, offre que je vais décliner car j’ai quelques courses à faire sur Bissau où il fait une chaleur écrasante.
Je prendrai l’Expresso des Bijagos qui fait la liaison Bissau-Bubaque une fois par semaine. J’aime bien ce bateau car l’ambiance à bord est sympa et je rencontre tjs de vieilles connaissances qui me font part des derniers potins des iles. Le départ est prévu à 12h30, je m’installe donc à bord vers 11h45 et l’attente commence, entrecoupée par de nombreuses salutations d’amis qui je ne sais pas comment ont su que j’étais là. En tous cas, à 13h30, rien n’a encore bougé, ah, l’Afrique!!!! 14h20, les moteurs sont mis en chauffe, pour s’arreter presque immédiatement. A 15h00, je vois arriver un camion citerne, ils avaient tout simplement oublié de faire le plein. Nous larguerons les amarres, finalement un peu avant 16h00…
Le bateau vibre beaucoup par rapport aux années précédentes, j’apprendrai par la suite que le commandant fin bourré s’était pris un banc de sable quelques temps avant, tordant ainsi un des arbres d’hélice. Comme ils tardent à réparer, j’ai bien peur que le glas ne tarde à sonner pour ce bon vieux bateau.

19h00, nous accostons à Bubaque et le débarquement à lieu dans une joyeuse pagaille. Je suis attendu et après quelques minutes, je suis enfin à Kasa Afrikana où là encore les retrouvailles avec Gilles, Tina, sa femme et l’ensemble du personnel sont chaleureuses, sans parler de celle avec Renaldo, mon fils Bijogo et certainement le meilleur marin que je connaisse. Je m’explique, je connais Renaldo depuis l’ouverture du camp, à l’époque il n’avait pas 18 ans et je l’ai toujours conseillé et aidé, il m’a toujours appelé Papa, donc c’est un peu mon fils, en tous cas je le considère comme tel. Dommage qu’il fut handicapé par une blessure au bras pendant tout le séjour.
Le bar de l’hotel, devant ma chambre :

Ma chambre, où il fait bon dormir grâce à la clim :

Le 21/05, au moment du petit déjeuner, préparé avec soin par Mathias, le chef, à base de cake et madeleines tout juste sortis du four, ainsi que de crèpes (guinéo-bretonnes), Gilles me demande si je souhaite partir de suite dans les iles du Sud. Je préfère prendre mon temps pour préparer mon matériel qui se trouve dans un des greniers de l’hôtel…
Vers 11h30, le matos est prêt, je décide car la marée est bonne, de partir à pied du camp pour faire un parcours que je connais bien et que j’affectionne particulièrement. Ce spot n’est jamais ou presque fait par les clients et j’y ai fait de très belles pêches tout en crapahutant dans les rochers. Quelques leurres dans le sac à dos dans lequel j’ai glissé une bouteille d’eau car la température dépasse allègrement les 40°C. J’ai aux pieds ma nouvelle paire de chaussures Simms idéales pour crapahuter en terrain difficiles, par contre, je commet une terrible erreur en ne mettant pas de chaussette, résultat, au bout d’une demi-heure, j’ai très mal derrière les talons et je suis obligé de rentrer au camp pieds nus avec une ampoule horrible du côté droit…
Je commence fort!
A partir du lendemain, et ce, tous les jours, cela sera départ vers les iles du sud (environ 25 milles nautiques) Joao Vieira, dos Cavalos, Meio et bien sur Poilao, l’ile la plus sacrée du peuple Bijojo.

Poilao:

Là, sur la route nous croiserons énormément de chasses de carangues sénégalaises, je n’en ai jamais vu autant dans l’archipel que cette année, et tous les jours, ce fut la même chose, je ne peux résister d’aller y jeter un petit casting jig en light (12lbs). Faut dire que ce petit poisson a un rapport poids puissance exceptionnel et que sur ligne fine, c’est un régal, en plus, un lancer= un fish. Dans les iles du sud, les clients plus sérieux sont là, carangue hippos et carpes rouges en majorité plus quelques liches, qu’ils nomment ici carangue blanche, otholites, thiofs, mérous. En moyenne, je mettrai au bateau une quarantaine de fishs par jour, un régal. Je n’ai pas fais de gros poissons, la plus grosses hippos sera une 14kg et ma plus grosse bica (carpe rouge), une 8kg.
j’ai décroché au bateau une hippo estimée à une vingtaine de kilos…

Carangue sénégalaise:

Rigolo sur ligne fine:

La pointe Alain:

Un soir, en rentrant au camp, je dis à mon marin que je veux aller faire un spot que je connais bien, pour l’avoir fait à de nombreuses reprises les autres années avec mon kayak.
C’est un parcours de 3-4 km que j’aime bien.
Mon marin me dit, personne ne pêche jamais là, de toute façon, il n’y a pas de poisson, car trop de bateaux passent.
Je lui répond: Dicha, no bay (laisses, on y va).
Je prends alors les commandes du bateau et me positionne pour attaquer le premier cap dans de bonnes conditions tout en expliquant au marin ce que j’attends de lui pour la suite.
Je repasse à l’avant du bateau et je ne sais quelle idée saugrenue me fait prendre la canne light en 12 lbs alors que je sais pertinemment qu’il y a toujours une paire de carangues solitaires qui trainent là. Bref, je lance mon petit stick, le laisse un peu couler et à la première traction, boum, the strike, un tracteur s’est saisi de mon leurre et part à fond vers les cailloux, je ne peux rien faire pour contrer cette bica de 4 à 5 kilos et c’est la casse inexorable. Mon marin me regarde un peu interloqué.
On continu, 10 mètres plus loin, je suis passé sur la canne intermédiaire (aspire et capricorn en 30 lbs), je fais une bica un peu plus petite (3kg). Sur le même poste je jais encore un barra de 10 kg. On continu ainsi mon parcours et je m’éclate comme un petit fou. Arrivé, à un mini cap, je lance mon stick contre une pierre, boum, pendu encore mais là, c’est encore plus puissant, la bica plonge pour me mettre à ,trou, moi je veux pas (tétu le mec), la lutte est âpre je ne veux pas quelle y arrive, je bloque la bobine avec la main et là, crackk, avec un bruit sinistre, l’aspire vient de se casser au niveau de l’emmanchement. Je vois disparaitre le scion vers le fond. La bica a gagné. Je vais réussir à récupérer mon leurre et mon scion et la canne sera réparée le lendemain.

Sur mon petit parcours, je ferai une quinzaine de bicas, 2 barras et une carangue lugubris, le marin n’en revient pas, de retour au camp, il va commenter cela avec les autres marins et vont décider d’appeler la pointe de départ la pointe Alain. Je ferai ce parcours souvent avec autant de succés mais en respectant une période de repos entre chaque passage de 3-4 jours.
Le soir, c’est tjs le même rituel, douche, apéro au bord de la piscine, repas toujours délicieux, Mathias qui fut chef dans un grand restaurant Sénégalais nous réserve toujours de succulentes surprises.
La deuxième semaine s’écoule de la même façon à la différence près, qu’au début je vais prendre en charge 3 clients fraichement arrivés pour leur inculquer les bases du maniement des leurres car ils n’y ont jamais pêché (carpistes)…
C’est aussi pendant cette semaine que va avoir lieu la première vraie pluie de la saison accompagnée par un très fort coup de vent qui fera quelques dégats sur l’ile, heureusement que cela c’est produit de nuit et qu’il n’y avait personne en mer à ce moment là.

3 jours de fête:

Un soir, Lino, le barman et chef de la bande me dit:  » Alain, nous partons dimanche pour un pique-nique de trois jours avec des amis et nous t’invitons. » Après avoir posé quelques questions concernant l’organisation, j’accepte. On m’a demandé de ne pas faire de photo, donc acte…
Dès le dimanche matin, le 4×4 du camp (prêté gracieusement par Gilles) est chargé à mort ainsi que sa remorque et fera plusieurs voyages pour tout emmener sur les lieux de la fête que les garçons sont allé nettoyer la veille, je regrette simplement qu’ils aient décliné mon aide pour cela, » non, non, tu es notre invité, reposes toi ».
Je ferai parti du dernier voyage, me voila installé sur une ridelle du plateau du pick-up, une jambe en appuie sur un sac de riz rempli de glace et l’autre sur la chèvre qui nous servira de repas le dernier jour. Chèvre qui n’aura de cesse de me piétiner le pied à chaque soubresaut de la route. Sur les genoux, je me retrouve aussi avec une fille du village, faut dire, que outre les différents bagages, nous étions 8 sur le plateau et 2 sur les bagages de la remorque. L’expédition quoi! Expédition qui prendra environ une heure sur la route défoncée qui mène à la plage de Bruce pour ceux qui connaissent. La fête aura lieu à l’extrémité sud de ladite plage, au bout d’une ancienne piste remise +/- en état pour l’occasion. Je vais arriver le dos bien griffé par les buissons qui bordent la route et que le chauffeur était obligé de raser pour éviter les nombreux nids de poules (ici des nids d’autruches tant ils étaient profonds, lol).
Bref, arrivés sur place, nous seront un peu plus d’une vingtaine, la plupart Bijogos et moi…
Après les salutations d’usage des gens que je n’ai pas encore vu, je me mets en quête d’un endroit pour planter ma tente. Une fois la place trouvée et nettoyée, c’est chose faite avec l’aide de 2 copains.
Place à la fête, pour le premier jour, il est prévu une cuisse de vache qu’ils ont fait venir de Bissau le vendredi. Les filles sont à la cuisine à préparer le riz et découper la viande.
Les garçons sont répartis en petits groupes et commencent la fête à leur façon: vin de palme et de cajou….Je me joins à eux et fais fi de mes appréhensions concernant ces boissons que je connais déjà trop bien, on est là pour la fête!!! Au bout d’un moment, les djembés entrent en jeu et commencent les danses endiablées, je m’y mets au bout d’un moment malgré la chaleur.
Ainsi passe l’après-midi, la soirée, tout cela entre-coupé de bains dans l’océan. Le soir, au moment du repas, nous nous réunissons par groupe de 5-6 autour du mafé (plat principal) et mangeons avec les mains (j’ai un peu de mal, mais m’en tire honorablement). Le groupe électrogène (prêté lui aussi par Gilles) a été mis en route, et la sono commence a cracher sa musique typiquement guinéenne…
La fête va ainsi continuer loin dans la nuit, chaleur, danse, cana (rhum local) à toutes les sauces…
Le matin, avant le levé du jour va éclater un terrible orage avec le coup de vent qui va avec. Pour avoir + d’air, je n’avais pas mis la toile extérieure de ma tente, chose que l’on a faite avec bcp de difficultés tant le vent était fort.
Au petit dej, je m’aperçois avec horreur qu’il n’y a pas de café, mais au choix, bière, cajou, vin de palme ou direct cana. Je vais finir par trouver une boite de coca, ouf…
Un moment après, on vient me voir et on me dit: « Alain, il faut que tu prennes la moto, car celle là a oublié ses affaires à Bubaque » et de me désigner la fille que j’avais eu sur les genoux la veille, toute penaude.
Je vais donc chercher la moto, une 125 chinoise, et nous voila partis. Au bout de 100m de piste en sable profond, je m’arrete et sermonne vertement la fille qui gesticulait dans tous les sens et n’était visiblement jamais montée à l’arrière d’une moto. On repart, cela va mieux, malgrès la boite plutôt imprécise de la bécane. On atteint la piste « goudronnée » non sans s’être trompé de chemin 2 fois en route. Là, cela va beaucoup mieux, d’autant que ma passagère a décidé de finir sa nuit sur mon dos, bien aggrippée, pourvu quelle ne veuille pas se tourner…
La traversée des villages Bijogos ressemble aux sommets des cols pendant le tour de France, une ribambelle de gamins nous saluent joyeusement tout en courant à côté de la moto…
Le retour se fera dans les même conditions, avec la moto chargée à bloc (une mousse matelas, un ballon de foot, une bâche et un tas de courses dont on m’avait chargé en +).
La fête reprend, malheureusement, je vais déclarer forfait pour la suite, de vieilles douleurs au dos s’étant réveillées ( ah, la jeunesse!), je me ferai ramener à Bubaque, un peu plus tard, le coeur meurtri d’abandonner mes amis…
Après une bonne nuit et le lendemain pour récupérer, je vais mieux.
Nous partons le lendemain vers Meio, pour faire la descendante à pied, sur quelques barres rocheuses que nous connaissons bien Gilles et moi. Un petit sac à dos avec quelques leurres, bouteille d’eau et matériel indispensable, pince à poisson à portée de main, et surtout des chaussures avec un grip irréprochable, la moindre chute dans ces cailloux et c’est l’hopital garanti.

Là, c’est un festival de bicas , la plupart du temps, c’est un lancé, une touche, quelques casses retentissantes, des mises au trou aussi, mais comme il n’y a pas beaucoup d’eau j’arrive souvent à récupérer mes leurres en nageant un peu, non sans un peu d’appréhension car c’est l’époque de la reproduction des tortues et les requins tigre et autres rodent. Je me souviens d’il y a quelques années où un gros bouledogue était venu me faire quelques rasés, bonjour l’adrénaline et retour rapide mais tout en douceur au bord…

C’est une pêche fantastique, peut-être celle que je préfère, car on fait vraiment corps avec l’environnement et on voit des choses et des détails que l’on ne voit pas en bateau. Gilles m’a expliqué qu’il ne pouvait à quelques rares exceptions près proposer ce genre de crapahute à ses clients car trop dangereux ou alors sur des parcours faciles et il est responsable de leur sécurité. C’est vrai que c’est sportif, mais j’ai toujours fait çà même si avec l’age, je deviens plus prudent…
Bref, les jours s’enchainent ainsi, j’alterne un jour bateau, un jour pêche du bord. les pluies sont maintenant plus régulières, mais toujours ou presque la nuit. Un soir, avant de me coucher, je vois de gros éclairs au sud, la tempête se dirige vers nous. Je décide de rentrer tout les trucs que je laisse habituellement dehors, car lors du dernier coup de vent, j’avais retrouvé tout par terre.
Je fais donc un peu de place dans ma chambre et déplace pour cela le lit. Au milieu de la nuit, je vais au toilettes, de retour, à moitié endormi, j’oublie avoir déplacé mon lit et bing, crack, je me suis pris le pied de celui ci de toutes mes forces, çà me fait mal jusque dans ma montre comme dit la chanson, J’éclaire (je sais j’aurai du le faire avant), et je vois avec horreur mon petit orteil pendant perpendiculairement à mon pied. Je respire un bon coup et le remets dans l’axe, je sens bien qu’il est cassé, la douleur est vive, mais c’est en place. Je prends 3 paracétamols, vais chercher de la glace pilée à la machine de l’hôtel, en remplit un demi-sac en plastique que je m’attache comme je le peux avec une bande après m’être strappé l’orteil avec son voisin. A l’heure qu’il est , je ne peux toujours pas mettre de chaussures fermées…
Le lendemain, pas de pêche du bord, ce sera bateau, du côté de Poilao, un régal au popper avec pas mal de carangues au bateau mais aussi des liches et une quantité phénoménale de thiofs au jig. A noter aussi, l’omniprésence de maquereau-bonites qui vont me faire perdre une quantité impressionnante de leurres, ainsi, les 2 premiers inchikus que je descends, le premier n’atteint pas le fond, tresse coupée au niveau du noeud et si le 2eme est allé au fond, il n’est pas remonté grrr!!! Combien m’ont-ils volé de poppers, de sticks et jigs, je n’en sais rien, mais ils ont été surnommés « les enc****dos » par les marins. On en a même pris au jig, par 60 m, ils étaient partout, cette année, plus que d’habitude j’ai trouvé.
Les jours s’écoulent ainsi, je me régale tout en variant les décors, l’archipel compte 88 iles [u]répertoriées[/u] et même si elles se ressemblent au premier abord, elles ont toutes leur(s) particularité(s).
Cela fait 10 ans que je fréquente l’archipel , mais je ne lasse pas de ces paysages qui font parfois penser au Morbihan (avec quelques degrés de +), la lumière change tout le temps, et comme nous sommes en saison des pluies, le ciel est lavé, les couleurs éclatantes, la végétation explose dans une multitude de tons de vert. Par endroits, l’herbe poussant, on dirait que l’on a semé de la pelouse jusqu’au bord de l’eau.

En fin de semaine, je vais refaire des sorties du bord, je mets mes anciennes chaussures car + souples, même si cela me fait un mal de chien, je ne vais pas renoncer à ma pêche favorite, je me soignerai arrivé en France.
Je ferai aussi quelques sorties au nord de l’archipel car il y a quelques spots que j’adore et comme les autres camps ont fermé, la zone est bien reposée. Là aussi, cela ne sera que du bonheur au niveau pêche. A noter, une belle tempête qui nous a frolé, par contre, ils ont « dérouillé » à Orango. Nous nous étions préparé à nous mettre à l’abri dans une petite anse, mais nous ne prendrons que quelques gouttes et à peine un peu de vent, ouf!!! La mer va prendre des reflets vert-émeraude, fabuleux!!

Le lendemain, sortie au sud de prévue, mais dès le matin, je sais que ce ne sera pas possible, au loin le temps est bien menaçant, et cela vient sur nous.
Une heure après, on y est le vent se lève d’un coup et quelques minutes des trombes s’abattent sur Bubaque, cela va durer jusqu’en début d’après-midi, mais quel spectacle!!
La dépression approche:

Pluie et vent sont là:

Au plus fort de la tempête, on n’y voit plus rien:

Cela se calme:

La sortie est repoussée le jour d’après, et c’est autour de Poilao que l’on va encore se régaler avec même une petite session fantastique du bord, après avoir reçu l’autorisation des gardes car l’ile étant un haut lieu de nidification pour les tortues, elle est interdite d’accès. Sur le haut de l’ile, on dirait qu’il y a eu un bombardement, c’est plein de trous, creusés par ces dames. On voit bien les traces de la nuit précédente, ainsi que des coquilles cassées par les varans dont certains doivent être de bonne taille si l’on en juge par les empreintes sur le sable.

Trois jours avant le départ ,sortie à la calée, une fois n’est pas coutume, car ce n’est pas vraiment ma tasse de thé (2 sorties dans le mois). La sortie va être perturbée par le vent, nous obligeant à nous mettre à l’abri. On pêche à 2 cannes, une petite type dorade et une maousse, amorcée avec un mulet entier, un élops ou mieux un enc***do. A un moment, j’ai une petite touche sur la canne dorade, je laisse faire. Au même instant, une belle tape sur la grosse, je pose donc vite la petite dans le porte canne et prend l’autre en main, prêt à contrer un gros départ, j’attends, j’attends et boum départ de fou mais sur la petite que je vois sauter de son logement et attérrir à 5 m du bateau, la seconde d’après, elle est à 10m et part au fond inexorablement, merci monsieur le barra voleur!! tous nos efforts pour essayer de la grappiner vont être vains, et je vais finir la journée en « parlant tout seul!! », non sans me faire copieusement chambrer par Gillou. La prochaine fois, je désserrerai le frein…si j’y pense…

Voila, avant dernier jour, que je consacre à l’hivernage des moulins et cannes qui restent à l’hôtel, je fais aussi un premier tri du matériel que je vais laisser ici. Déja, je reçois pas mal de visites d’amis qui viennent me dire au revoir, pourtant comme je n’aime pas trop çà peu de gens sont censés savoir.Hum, secret d’Afrique!!! Certains m’apporte des cadeaux, cela me touche beaucoup quand on sait leur niveau de vie. Un ami m’a apporté un pot de miel sauvage, c’est un régal, je ne vous dis que ça!!
Dernier jour à Bubaque, j’ai programmé mon départ après le repas de midi, car j’ai quelques emplettes pour la famille à faire à Bissau où je dois passer la nuit, l’embarquement ayant lieu de bonne heure le lendemain. Je vais faire mes sacs le coeur serré, dérangé sans cesse par des visites…Pour mon dernier repas, Mathias va encore me régaler d’un carpaccio de carangue, suivi d’un joli thiof grillé puis de magnifiques crèpes fourrées de mangues confites, miam, mais l’appétit n’est pas trop là.
Voila, l’heure du départ a sonné, je me dirige le coeur serré vers le bateau qui va m’emmener et où une petite délégation m’attend. Embrassades et chaleureuses accolades jusqu’au moment où on me dit: « Reviens vite, Alain, ici, tu es un peu notre père à tous ». Je veux répondre, mais aucun son ne sort, Rénaldo, mon fils a compris, il me rabat les lunettes sur les yeux où j’ai deux lacs en formation et en me prenant par les épaules me dit: « Pa, no bay » (Papa, on y va). En montant dans le bateau, j’arriverai à glisser au marin: « Mets les watts, mets les watts!! »
Renaldo, mon « fils »:

Voila, c’est fini, a bientôt les amis. Un énorme MERCI à Gilles, Tina et tout le staff de Kasa Afrikana pour ce merveilleux séjour et MERCI aussi à tous mes amis Bijogos de m’accepter parmis eux et qui m’apprennent tant de choses de la vie et de leur culture.

Quelques photos,en vrac, pour le fun:
Il venait me saluer tous les matins:

Un petit coucher de soleil:

Il pleut sur Jao Vieira:

Une mini-bica et un mini-thiof ont attaqués ensembles:

Sympa, pour le repas de midi, non ?

Après le repas,mon « fils » se repose:

Moi, je ne peux pas, je m’éclate trop avec les thiofs:

Sous un autre angle, le même endroit:

Une naufragée, venue se reposer à bord:

Le jig a bien donné aussi:

Mon réveil matin qui commençait à gazouiller vers 5h30

Le meilleur moment de la journée:

Il a l’air méchant comme ça:

Alien ?

Bonjour les pélicans:

Allez, c’est tout pour aujourd’hui 8)
Amic
A+
Alain

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